Hebdomadaire d’information et de réflexion - Burkina-Faso
Bendré – février 2010
dimanche 23 juillet 2006, par Bendré
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Le samedi 15 juillet dernier, s’est déroulée à Maputo, au Mozambique, la cérémonie des Awards CNN multichoice des meilleurs journalistes de l’année 2006.
Notre consœur, Ramata Soré du journal L’Evènement qui était nominé, a été désignée comme lauréate dans la catégorie « information générale francophone ».
Par ce prix qu’elle reçoit pour son article « être homosexuel au Burkina », Ramata Soré, après avoir raflé de nombreux Galian, s’affirme comme une brillante professionnelle qui fait honneur à la presse écrite burkinabé.
Après Ouezzin Louis Oulon de la Radio Nationale qui avait obtenu ce prix et aujourd’hui Ramata Soré, l’ensemble de la presse burkinabé s’enorgueillit de ces marques d’excellence qui appellent à la persévérance.
Urbanisation
Relance des opérations d’adressage
Le maire de Ouagadougou, Simon Compaoré, a animé une conférence de presse le 20 juillet dernier à l’hôtel de ville pour informer les hommes de presse de la relance de l’adressage de la ville de Ouagadougou prévue pour le 22 juillet. Au menu de cette opération :
numérotation de nouvelles portes d’entrée et la mise à jour du fichier des adresses
poursuite de l’adressage des nouveaux quartiers
collaboration avec tous les services concessionnaires (eau, électricité…) et tous les partenaires (Banque Mondiale, Agence Française de Développement…),
formation des usagers (taximen, ambulanciers…)
sensibilisation sur l’adressage auprès des populations, des différentes institutions afin que chaque citoyen de la ville de Ouagadougou puisse disposer d’une adresse.
Ce projet a été approuvé par l’Association Internationale des Maires Francophones et le ministère des affaires étrangères français à travers la signature de deux conventions avec les villes de Bobo-Dioulasso et de Ouagadougou d’un montant de 148 246 282 FCFA.
L’adressage, selon M. Compaoré, a son importance dans une ville dans la mesure où il est un système de repérage fiable pour se retrouver dans une ville sans cesse grandissante comme la capitale du Faso.
Deux projets de développement avaient été initiés en 1988 et en 2000. Ils ont permis entre autres de confectionner 19074 plaques et 5091 poteaux pour le panneautage des rues, la numérotation de 133700 portes d’entrée. Mais des contraintes d’ordre financier, matériel et humain ont entravé l’aboutissement de l’opération.
Au cours de la conférence de presse, le maire a présenté un livret qui contient le plan de la ville de Ouagadougou. Ce document sera mis à la disposition des institutions, des services pour leur permettre de se repérer facilement.
Hydrocarbures
Bientôt l’harmonisation des fiscalités ouest-africaines.
La question, combien délicate et d’actualité de la flambée des prix des hydrocarbures a été au cœur des échanges entre responsables de sociétés d’hydrocarbures de la sous-région le 13 juillet 2006 à Ouagadougou.
Cette rencontre était organisée par la Fondation pour l’unité africaine. Le forum avait pour but, selon le président de cette fondation, Cheick Ousmane Diallo, de pousser les pays participants à s’unir pour mieux discuter des prix. Depuis la guerre en Irak, en effet, le prix des hydrocarbures a connu des hausses itératives qui ont pesé sur les consommateurs. Ces derniers ont donc tout naturellement porté un doigt accusateur sur les décideurs politiques.
Cette situation a été aussi favorisée par des facteurs tels la fraude, l’invasion des produits frelatés, les textes multiples et le coût du transport. Les échanges ont porté sur : le marché intérieur, le transit vers d’autres pays, les importations et la structure des prix des hydrocarbures dans les différents pays… Il y est ressorti que tous les pays n’imposent pas les mêmes taxes. Les pays de l’intérieur souffrent plus du fait de leur enclavement.
Dans ces pays, les subventions de l’Etat vont de 40 à 47%, mais le consommateur jusque là n’est pas soulagé.
A l’issue des travaux, un comité d’approvisionnement et de négociation des prix et un comité chargé des infrastructures ont été mis sur pied. Leur mission consistera à réfléchir sur l’accroissement des capacités de stockage dans l’Ouest-africain.
Bâtiment
Un répertoire pour les entreprises en bâtiment
La Chambre de commerce, d’industrie et d’artisanat du Burkina Faso (CCIA-BF) a organisé le mardi 18 juillet 2006 à 9h à son siège une rencontre de présentation du projet sur les informations utiles et précises sur les entreprises du secteur du bâtiment et des travaux publics (BTP) en pleine croissance. Après le répertoire sur les entreprises agroalimentaires, la CCIA a voulu que cette année les BTP aient le leur.
Ce catalogue des entreprises de ce domaine doit regrouper les entreprises relevant du commerce de gros (commerce de matériaux de construction, de verres à vitres et d’appareils sanitaires) ; d’industries du bois, des métaux et d’industries diverses ; des entreprises du bâtiment et de travaux publics (travaux d’aménagements des terres et des eaux, voiries, parcs et jardins ; construction de chaussées, maçonnerie et travaux courants en bétons) ; des services d’études (cabinets d’études techniques, cabinets d’architectes, cabinets de géomètres et métreurs) ; des services marchands comme les agences immobilières.
Le directeur général de la CCIA, Hamadé Ouédraogo, a relevé que les répertoires constituent une innovation majeure. Pour lui, ils permettront d’avoir une banque de données nécessaires concernant chaque secteur d’activités. La collaboration de la CCIA-BF avec l’Agence Conseil-Bogolan a été nécessaire pour réaliser ce répertoire. A travers cette initiative, il s’agit aussi de mettre en place une plate-forme publicitaire pour attirer les investisseurs privés et la clientèle. Un document de 100 pages est prévu. Ces mêmes données figureront sur les supports CD et papier au nombre de 1000 chacun.
Intégration
La CEN-SAD pour la lutte contre la drogue
Une réunion des experts juristes des pays membres de la Communauté des Etats Sahelo-Sahariens (CEN-SAD) s’est tenue du 17 au 18 juillet 2006 à Ouagadougou. Elle avait pour objectif, selon le directeur de cabinet du ministère des Affaires Etrangères, Maxime Sib, de "finaliser le projet de convention de lutte contre le trafic illicite des drogues et de substances psychotropes, le projet d’accord sur la libre circulation et le séjour des personnes sur le territoire des Etats membres de la CEN-SAD et enfin le projet de convention portant réadmission des immigrés illégaux dans les pays membres de la CEN-SAD ".
Ces dispositifs devront permettre de consolider le processus d’intégration et la réalisation de l’idéal communautaire. Les textes qui sortiront de cette rencontre seront soumis aux ministres en charge de la sécurité et devront tenir compte, selon le secrétaire permanent du CEN-SAD, Mohamed Al Madani Al Mazari, de l’article 1er du traité portant création de la communauté à savoir la libre circulation des personnes.
Agriculture
Des paysans sommés de quitter leur terre
Le ministre des Ressources animales, Tiémoko Konaté, s’est rendu le 18 juillet à Marbagasso, un village dans la zone pastorale de Sidéradougou où il a sommé les agriculteurs d’abandonner les terres cultivables. Et cela avant la fin décembre.
La zone de Sidéradougou a un statut pastoral et il n’est pas question pour le ministre que des gens s’y adonnent à l’agriculture. Les populations des huit villages de la zone disent ne pas savoir où aller si elles devaient abandonner les lieux. Le chef du village de Marbagasso a proposé de trouver une entente entre agriculteurs et éleveurs afin qu’il puissent, harmonieusement, exploiter la zone. Cette solution a été rejetée par M. Tiémoko qui s’est appuyé sur le statut pastoral de la zone et la construction d’infrastructures d’élevage.
La zone pastorale de Sidéradougou a une superficie de 50 000 hectares. Les agriculteurs, en grande partie des rapatriés, ont occupé les terres pour s’adonner à la culture du coton. Plusieurs fois interpellés à quitter les lieux, ils n’ont pas obtempéré. L’avertissement du 14 juillet est le dernier, à en croire le ministre Tiémoko.