A bout portant 581
lundi 8 février 2010, par Bendré
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Amnesty International a rendu public un rapport sur la mortalité maternelle au Burkina Faso intitulé, " Donner la vie, risquer la mort " le 27 janvier 2010. Les révélations de cette organisation de défense des droits humains inquiètent. En effet, chaque année, au Burkina Faso, plus de 2000 femmes meurent de complications liées à la grossesse et à l’accouchement. Certaines femmes perdent la vie parce qu’elles ne peuvent parvenir à temps à un centre de santé approprié ou parce que leur famille ne peut pas s’acquitter des sommes demandées. D’autres subissent les conséquences d’un manque de sang, de médicaments, d’équipement ou de personnel médical qualifié. Pire, la corruption est une réalité dans les maternités. Amnesty International a recueilli de nombreux témoignages émanant de proches de femmes enceintes qui avaient dû verser des paiements informels à des membres du personnel médical en échange de soins. Cette corruption se manifeste dans les circonstances suivantes : des ambulanciers exigent parfois d’importantes sommes d’argent pour transporter une femme depuis un centre de santé jusqu’à un hôpital, alors que ce type de transfert est officiellement couvert par la politique de subvention ; sous prétexte de pénurie, le personnel médical vend des médicaments et des fournitures qui devraient être pris en charge au titre de la politique de subvention ; certains médecins prescrivent des médicaments brevetés plutôt que des génériques ; le personnel médical exige de l’argent pour faire passer un patient en priorité ou pour libérer un lit d’hôpital. C’est à croire qu’au Burkina Faso, rien n’échappe à ces individus sans foi ni loi qui poussent l’outrecuidance jusqu’à se remplir les poches même au détriment de la vie des femmes enceintes.
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