Hebdomadaire d’information et de réflexion - Burkina-Faso
Bendré – septembre 2010
La 18è Edition du Festival International de Musique "Jazz à Ouaga" se déroulera du 23 avril au 1er mai 2010. Dix jours de communion avec les grandes stars de la musique d’inspiration afro et du reste du monde. A l’occasion, l’équipe du président Djiguemdé met les petits plats dans les grands pour que la fête soit belle.
Alassane Dramane Ouattara a séjourné au Burkina Faso du 17 au 21 janvier dernier. Lors de son séjour, le leader du Rassemblement des républicains (RDR) a rendu une visite de courtoisie au Mogho Naaba Baongho.
Le procès opposant le Syndicat autonome des agents du ministère des Affaires étrangères (SAMAE) à l’Etat a rendu son verdict. L’Etat a été condamné à lever les sanctions disciplinaires contre les agents qui avaient marché le 10 avril 2007 pour revendiquer de meilleures conditions de travail. Il dispose de deux mois pour faire appel par son conseil, Me Antoinette Ouédraogo.
Et les revoilà, ces rumeurs en force à propos d’un éventuel remaniement ministériel dans les tous prochains jours. Oui, le gouvernement Tertius Zongo, sera revu et corrigé. Et comme dans tout changement, il y aura des partants, des sortants et aussi des déplacements internes. Ouaga la rumeur voit déjà, le départ des ministres pas trop regardant sur la gestion de leur libido. Mais comme on est au Faso, une faute même très grave ne justifie pas toujours un décagnotage.
Depuis l’amplification des rumeurs sur le remaniement ministériel, certains ont commencé à jouer des mains et des pieds pour rester dans le navire. Il y a aussi ceux qui ne sont pas encore dans le navire battant pavillon Tertius Zongo. De jeunes cadres du Congrès pour la démocratie et le progrès (CDP) ont commencé à faire des cours assidues aux faiseurs de " dieux ". Il nous est revenu que les appétits sont particulièrement voraces à propos des départements qui regrouperaient plusieurs ministères. Pour parvenir à leurs fins, ces derniers font les yeux doux au "Petit Président" et "kantiga (supplications en langue mooré) à Tertius".
On l’avait déjà dit, Salif Diallo dit "Gorba" est un sphinx. Il retombe toujours sur ses pieds quand on le jette en l’air pour le voir s’affaler au sol. On avait aussi souligné qu’entre Gorba et Blaise Compaoré, c’est à la vie et à la mort. Et voilà l’histoire semble donner raison à ceux qui le disent. Salif Diallo est en train de revenir en force dans le landernau politique. Par les soins de Blaise Compaoré, Gorba a fait son autocritique, ce document sur lequel se basait les nouveaux vainqueurs pour l’accabler. En grand sportif amoureux du football, Blaise Compaoré ne veut pas changer une équipe qui gagne l’élection. Alors Gorba contre toute attente est encore cité pour piloter la direction de la campagne présidentielle 2010. Salif Diallo serait en compétition avec Paramanga Ernest Yonli, il reste à déterminer le numéro 1.
Sur le prétexte d’aller en Angola pour supporter les Etalons à la CAN, des supporters burkinabè ont profité disparaître dans la nature. Pour certains, d’entre eux, ici au Faso, la vie est tellement dure qu’ils préfèrent aller voir ailleurs, car ils ont cessé de croire en la politique du gouvernement, ils n’ont plus d’espoir malgré le thème de la campagne du président qu’ils ont choisi à hauteur d’homme. Surtout ne leur parler pas du nom du pays qu’ils gâtent en s’exilant en Angola et environs, pour eux, le pays n’a rien fait pour les retenir, alors ils se cherchent. Voici ce que disait Oumar Bara, l’un d’eux : " Pour être franc, je n’ai jamais acheté un ticket pour assister à un match au stade du 4-Août ni au stade Municipal. Vous conviendrez avec moi que je ne vais pas débourser plus d’un million de francs CFA pour juste venir regarder des matchs et repartir au pays. Je suis désolé pour les responsables de l’UNSE, mais ils doivent nous comprendre. Au Burkina, le secteur de l’emploi est saturé et la vie devient de plus en plus chère ".
Il se prépare, dit-on, la succession de Thomas Sanon à la tête du Conseil économique et social (CES). La région de Bobo devant perdre un de ses cardes haut placés ; cela va faire le bonheur du député Alfred Sanou, ex maire de Bobo-Dioulasso. Il est visé pour entrer dans le gouvernement, selon certaines sources.
Dieu a lâché Jean de Dieu Somda. En effet, étant dans le milieu CEDEAO en tant que vice-président, le départ du président Mohamed Ibn Chambas devrait être l’occasion pour lui de monter sur le podium. Malheureusement, Blaise Compaoré en a décidé autrement. Le candidat du Burkina Faso au poste de président est Kadré Désiré Ouédraogo. Selon les explications du ministre d’Etat, Alain Bédouma Yoda, le candidat Kadré Désiré Ouédraogo parle bien l’anglais, il a fait les Hautes études commerciales (HEC), il est économiste. Il a aussi déjà travaillé comme fonctionnaire de la CEDEAO. Cela lui permet donc de battre Jean de Dieu Somda. La politique a ses raisons que la raison ignore souvent.
6 candidats de l’opposition ainsi que trois petits partis politiques togolais ont demandé un report du scrutin du 28 février 2010. Il s’agit des candidats : Brigitte Adjamagbo-Johnson (CDPA), Yawovi Agboyibo (CAR), Jean-Pierre Fabre ( UFC), Bassabi Kagbara ( PDP-CODEP), Agbéyomé Kodjo ( OBUTS) et le candidat indépendant, Kofi Yamgnane. Les trois soutenus pas le PSR de Me. Abi Tchessa, le MCD de Me Traoré Tchassona. " Le rapport présenté par le Président de la CENI prouve que la révision des listes électorales n’est pas fiable " ont t-ils soutenu et de citer entre autres : défaillances fréquentes des kits de recensement ; gonflement de la liste électorale ; inscription multiple organisée d’une zone de recensement à une autre ; inscription d’étrangers mineurs.
Enfin l’application de la ’’méritocratie’’ de Tertius Zongo ? Le conseil des ministres du 27 janvier a adopté un rapport portant création, composition, attribution et fonctionnement du comité interministériel de sélection des candidats au poste de directeur des établissements publics de l’Etat et des sociétés à participation majoritaire de l’Etat. " Le poste de directeur général ou assimilé est désormais soumis à un appel à candidature avec cahier de charges comprenant les critères de sélection " pouvait-on lire dans le compte rendu.
Dans la perspective de l’élection présidentielle de cette année un décret sera pris dans les semaines à venir pour dresser la liste des Héros nationaux qui ne devraient plus figurer sur les logos des partis politiques.
Pendant la session extraordinaire qui a été consacrée à l’examen du projet de loi portant modification du code électoral, quand le ministre de l’Administration territoriale et de la décentralisation, Clément P. Sawadogo a évoqué le taux de 70% pour l’établissement des actes de naissance, les députés ont réagi vivement. Certains disent avoir mené des visites de terrain. Malheureusement pour eux la parade du ministre est sans appel : " c’est dans la plupart des localités et si ce n’est pas chez vous, c’est chez les autres ".
Le gouvernement burkinabé est-il pessimiste sur la situation politique ? Dans tous les cas, une des raisons qui a milité pour le renvoie du vote des Burkinabé est selon le ministre Clément Sawadogo l’instabilité politique dans les pays à forte immigration burkinabé qui " ne se prête pas à des opérations électorales sereines d’envergure en territoire étranger ".
La Taxe communale de développement (TDC) revient dans les débats. Cette fois-ci, c’est le maire de la commune de Ouagadougou, Simon Compaoré qui est monté au créneau pour inviter les populations à s’acquitter de cette taxe pour renflouer les caisses des collectivités. Elles en ont véritablement besoin selon le maire. En rappel pour les véhicules de touristes, camionnettes, et tracteurs pouvant atteindre 8 chevaux, le contribuable aura à payer 7 000 F CFA ; de 9 à 15 chevaux : 10 000 F CFA ; de 16 à 20 chevaux : 20 000 F CFA ; de plus de 20 chevaux : 30 000 F CFA. En ce qui concerne les camions et remorques dont le tonnage est inférieur à 2,5 tonnes de charge utile, il faudra débourser 20 000 F CFA ; supérieur à 2,5 tonnes et inférieur ou égal à 5 tonnes de charge utile : 30 000 F CFA et pour un tonnage supérieur à 5 tonnes : 50 000 F CFA. Pour les engins à 2 ou 3 roues : jusqu’à 50 cm3 de cylindrée, il faut payer 1 000 F CFA ; de 51 à 125 cm3, 2 000 F CFA ; de 126 à 300 cm3, 5 000 F CFA ; plus de 300 cm3, 7 000 F CFA.
Dans sa résolution 1911, rédigée par la France et adoptée le jeudi 28 janvier à l`unanimité de ses quinze membres, le Conseil de sécurité des Nations unies proroge le mandat de l`Opération de l`ONU en Côte d`Ivoire (Onuci) jusqu`au 31 mai, "notamment pour aider à l`organisation d`élections libres, ouvertes, justes et transparentes" dans le pays. Le Conseil a souhaité la tenue de l’élection présidentielle dans ce délai.
Un dignitaire de la république promoteur d’un groupe de presse ? Il se susurre qu’un des conseillers qui comptent au palais de Kossyam, qui aurait déjà créé une radio FM serait aussi tenté par la télévision. Une chaîne de télé verra très prochainement le jour grâce à l’initiative de ce dernier mais aussi grâce au concours de certains icônes et cadres de la télévision publique du Burkina qui n’auraient pas hésité à apporter leur expertise et précieux conseils au promoteur de cette future chaîne de télé en gestation. Après la radio et la télé, il ne manquera plus alors qu’un journal pour compléter ce groupe de presse qui certainement sera au service de bien de causes !!!
" 3 ministres et une femme volage ", titrions nous dans notre dernière édition pour informer du comportement peu recommandable de certains membres du Gouvernement. Mais à voir de près, il n’y a pas que les ministres car un de nos illustres ambassadeurs qui représente le Burkina dans un des pays membre de l’Union européenne a offert la maternité à une jeune fille restée au pays.
Le président de la Commission électorale indépendante guinéenne, Ben Sekou Sylla a déclaré à propos de l’élection présidentielle que "six mois, si nous n’avions que des élections, cela paraît réel, mais nous n’avons pas que des élections ; les élections se basent sur la loi fondamentale, il faut que la loi fondamentale soit révisée...".
Le président du Brésil Luis Ignacio Da Silva dit Lula a été hospitalisé le jeudi 28 janvier 2010 des suites de poussée de sa tension artérielle. Ce malaise est intervenu à Recife au Nord-est du Brésil alors qu’il s’apprêtait à s’envoler pour le Forum économique mondial de Davos. Selon Cleber Ferreira, son médecin personnel, il y a plus de peur que de mal. “La poussée de tension a été provoquée par une série de facteurs, stress et fatigue. Il s’agissait d’une épisode sporadique. Le président n’a pas d’hypertension et sa tension artérielle est absolument normale ", a-t-il empressé de préciser.
La direction provinciale de l’Action sociale et de la Solidarité nationale a retrouvé dans un WC à l’école B de Séguenéga un bébé d’environ une semaine. Elle aurait été alertée par les élèves qui ont entendus les cris du bébé. Selon les sources médicales, le bébé est de sexe masculin et hors de danger. Le cordon ombilical était long et sec. La mère aurait accouché seule avant de disparaître dans la nature.
Le premier ministre, Tertius Zongo a inauguré le 23 janvier 2010, le Centre hospitalier régional (CHR) de Banfora. Le joyau qui a coûté 6 milliards 650 millions de francs CFA comprend entre autres quatre pools de service clinique et medico-technique. Il s’agit du pool général médical (medécine générale, urgence), du pool mère-enfant, (maternité, pédiatrie), du pool chirurgical, (odonto-stomatologie, ORL, ophtamologie, chirurgie) et enfin du pool medico-technique (pharmacie, radiologie, laboratoires).
Encadré
Extrait du rapport d’Amnesty International sur la mortalité maternelle au Burkina Faso intitulé : " Donner la vie, risquer la mort " : " Amnesty International a recueilli un certain nombre de témoignages de mères qui ont déclaré avoir été victimes de désinvolture, de négligence et même de violence dans des centres de soins. Des femmes ont rapporté avoir été insultées et pincées aux cuisses, giflées ou frappées pour les forcer à obéir pendant le travail. Certaines ont affirmé aussi avoir été laissées seules pendant des heures. D’autres femmes décrivent des traitements brutaux, douloureux et dégradants pendant les examens médicaux et l’accouchement, ainsi que des insultes du personnel médical si elles exprimaient leur crainte ou leur souffrance.
Un certain nombre de femmes ont dit à Amnesty International que les sages-femmes, en particulier les accoucheuses auxiliaires, se montraient très impatientes et les insultaient parfois lorsqu’elles souffraient et demandaient leur aide. En mars 2009, lors d’une discussion de groupe à Ouagadougou, une femme a déclaré à Amnesty International qu’en accouchant dans un CSPS de la capitale, elle avait entendu une sage-femme lui déclarer d’un ton agressif : " Je suis une femme, je sais ce que c’est d’accoucher, ouvre-toi, écarte les jambes, ça ne fait pas mal. "
Certaines femmes ont signalé que des sages-femmes et accoucheuses auxiliaires ne prêtaient pas attention à elles et vaquaient à d’autres tâches, du tricot, par exemple, tandis qu’elles souffraient sur la table d’accouchement ".