Hebdomadaire d’information et de réflexion - Burkina-Faso - Bendré

Hebdomadaire d’information et de réflexion - Burkina-Faso

Bendré – septembre 2010


Semaine du 30 janvier au 6 février 2010

lundi 8 février 2010, par Bendré

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Amnesty International

Une caravane pour "donner la vie sans mourir"

L’ONG de défense des droits humains, Amnesty International a présenté son rapport "Donner la vie, risquer la mort" le mercredi 27 janvier 2010 à Excellence Hôtel à Ouagadougou. Ce rapport a été présenté devant un parterre de partenaires, de membres d’Amnesty International et soumis à l’analyse des journalistes présents. Selon la présidente d’Amnesty Internationale Burkina Faso, Aïcha Zoungrana, "tout accouchement réussi d’une femme en Afrique est salué avec joie par la famille parce que accouchement rime avec couloirs de la mort". Et à la chairman Burkina de préciser que cette état de fait doit changer. Le rapport "donner la vie risquer la mort" s’explique par le fait que le taux de mortalité au Burkina Faso reste élevé. Selon l’expert Gaétan Mootoo, qui a présenté le document, "le taux de mortalité maternelle demeure élevé même si, selon les statistiques officielles, il a fortement décru, passant de 566 pour 100 000 naissances vivantes en 1993 à 484 en 1999 et à 307 en 2008 ". Selon ce spécialiste, parmi les raisons à ce phénomène, le manque d’information sur la santé et les droits sexuels et reproductifs, le statut inférieur de la femme qui porte atteinte à son droit de décider si elle désire des enfants et, si oui, quand et combien, des obstacles géographiques qui empêchent d’accéder aux centres de santé et la mauvaise qualité des traitements reçus en raison du manque de fournitures médicales et de pénurie de personnel qualifié. L’ONG est convaincue que la pauvreté est un problème qui relève des droits humains. Aussi à travers sa campagne "Exigeons la dignité", elle demande qu’il soit mis fin aux violations des droits humains qui alimentent et aggravent la pauvreté. La présentation du rapport s’est achevée par le top de départ de la caravane. Celle-ci a quitté Ouagadougou le 27 janvier pour les étapes de Kaya, Gorom-Gorom, Fada N’Gourma, Gon Boussougou, Manga, Gaoua, Bobo-Dioulasso, Tougan, Ouahigouya, et reviendra à Ouagadougou le 9 février 2010. Des structures points focaux seront mises en place pour plus d’efficacité dans la lutte contre la mortalité maternelle élevée dans notre pays.

Religion

L’OCADES félicite la presse

L’Organisation catholique pour le développement et la solidarité (OCADES Caritas Burkina) a organisé une cérémonie de présentation de voeux à la presse le 28 janvier dernier à Ouagadougou. Le président de l’OCADES, Monseigneur Paul Ouédraogo a saisi l’occasion pour féliciter la presse pour l’adoption de la convention collective, la délivrance de la carte de presse et l’organisation de la dernière édition des Universités d’été de la communication (UACO). Il a aussi dévoilé le plan de son organisation pour 2010. L’orientation thématique de la nouvelle année est : " Peuple et prêtres, serviteur de la parole et du pain pour tous ". Ce thème, selon Mgr Paul Ouédraogo est une interpellation de l’ensemble des chrétiens et des hommes de bonne volonté sur la nécessité d’agir dans le sens de l’amour du prochain et de la solidarité affective et effective. 2010 sera aussi consacrée aux thèmes émergeants comme les changements climatiques. A ce propos, elles seront au centre du 7ème Cadre technique de concertation prévu du 08 au 12 février prochain à Bobo-Dioulasso.
Créée le 5 février 1998 par la conférence Episcopale du Burkina-Niger, l’Organisation Catholique pour le développement et la solidarité (OCADES-Burkina) est le résultat de la fusion des anciennes structures de la pastorale sociale qu’étaient la Caritas et le Bureau d’étude et de Liaison (BEL). Reconnue officiellement comme association caritative à but non lucratif par le gouvernement Burkinabè le 25 mai 1998, elle a acquis le statut d’organisation pour le développement au même titre que les Organisations Non Gouvernementales (ONG) le 1er Octobre 1998. Ces missions sont de faire rayonner la charité chrétienne à travers la solidarité et le partage ; de promouvoir le développement intégral de tout homme ; d’œuvrer à la promotion de la justice sociale, de la paix et des droits de l’homme au Burkina, en Afrique et dans le monde.

Diplomatie du Burkina en 2009

Une plus grande implication dans la marche du monde

Le ministre d’Etat, ministre des Affaires étrangères et de la Coopération régionale, Alain Bédouma Yoda, a rencontre la presse autour du bilan de la diplomatie burkinabé en 2009. C’était le mercredi 27 janvier 2010. Selon le ministre Yoda, " notre diplomatie consolide sa place dans le concert des nations, la notoriété de notre pays s’accroît et sa coopération s’intensifie. 2009 a été marquée par diverses actions : ouvertures d’ambassade à Brasilia, tenue de plusieurs commissions mixtes de coopération et des consultations bilatérales couronnées par la signature d’accords de coopération dans les secteurs de la santé, l’éducation, l’agriculture… Les résultats atteints sont proportionnels aux nombreux efforts que le Burkina a déployé dans le sens de la consolidation de sa diplomatie, le rayonnement du pays et l’intensification de sa coopération avec les autres nations. Les efforts ont été particulièrement remarquables en matière de recherche ou de maintien de la paix. " Nous avions (…) apporté notre contribution à la recherche de solutions aux grandes préoccupations de notre continent, en particulier les questions de paix et de sécurité, de développement économique, des droits humains et de la marche vers les Etats-Unis d’Afrique ", a estimé le ministre. Il a ajouté que le Burkina Faso a contribué efficacement " aux efforts de la communauté internationale pour la résolution des conflits et la consolidation de la paix à travers le monde. Si l’année 2009 lui a été favorable, la diplomatie burkinabé se doit de relever des défis en 2010. Entre autres, le démarrage des activités pédagogiques de l’Institut des hautes études internationales (INHEI), le renforcement de la couverture diplomatique et consulaire, la consolidation de la paix. .

Journées de l’étudiant africain

Les organisateurs expliquent le concept

En prélude aux Journées de l’étudiant africain (JEA) qui doivent se tenir du 9 au 12 février 2010 à Ouagadougou, les organisateurs de cet événement ont animé une conférence de presse le samedi 23 janvier 2010 au siège de l’Institut international de Management (IIM). Les organisateurs issus de cette école ont donné les grands axes de leur événement. Une conférence sur le thème général de ces journées " les défis africains face à la mondialisation " et sur le " Mécanisme africain d’évaluation par les pairs " vont meubler ces journées qui se fixent pour objectif de promouvoir les valeurs culturelles des différentes communautés africaines. A croire les organisateurs, des attestations seront délivrés à tous les participants à ces conférences débats. Il s’agit pour eux de faire " la formation hors des salles de cours ". Deux étudiants de la première promotion vont soutenir leur mémoire de Master ". Il s’agit de présenter le travail de ces étudiants de la première promotion de façon publique au cours de ces journées mais aussi de pousser les autres étudiants à soutenir dans les délai comme ces pionniers " a déclaré le président du comité d’organisation Camille Firmin Combary. Placées sous le signe de l’excellence et de l’intégration, ces JEA vont regrouper les étudiants des IIM du Togo, du Bénin, du Mali, du Cameroun, du Tchad. Le Burkina Faso accueille ces journées après celles organisées par le Niger.

Candidature unique de l’opposition

Le CPO n’a pas encore arrêté une position

Le Cadre de concertation des partis politiques de l’opposition (CPO) a animé une conférence de presse le 23 janvier 2010 à Ouagadougou sur l’actualité nationale. " Comment un gouvernement et une Assemblée nationale peuvent-ils se renier en si peu de temps sur des questions qu’ils prétendent avoir longuement mûries et largement discutés ? " s’est demandé Emile Paré, président du CPO à propos des récentes modifications du code électoral. La CPO a dénoncé la remise en cause du vote des Burkinabè de l’étranger et les velléités de modification de l’article 37 de la constitution. " Pour les partis membres de la CPO, la situation est claire et limpide : toutes ces gesticulations et agitations politiques visent un et un seul objectif : créer les conditions politiques et institutionnelles pour pérenniser Blaise Compaoré et son parti au pouvoir " a déclaré " le chat noir " du Nayala.
Les médiations du Président du Faso dans les crises de la sous-région n’ont pas échappé aux analyses des conférenciers. “Toutes les médiations de Blaise Compaoré ont échoué. Regardez en Côte d’Ivoire ! Y a toujours pas d’élections. Au Togo, ça ne va pas. En Guinée, c’est l’échec programmé " a fulminé Issa Tiendrebéogo.
Quant à l’éventualité d’une candidature unique de l’opposition à l’élection présidentielle, le CPO dit n’avoir pas encore arrêté une position commune.

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