A bout portant 583
mercredi 24 février 2010, par Bendré
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Franceline Silga est la présidente d’une structure : " Association Aide aux tout-petits, orphelins et enfants de rue ". Ladite structure créée en juillet 2005, fonctionnera jusqu’à ce que le ministère de l’Action sociale ferme son siège en 2009 pour cause d’absence d’autorisation d’ouverture. En fermant le siège de l’association, le ministère n’aurait pu imaginer qu’elle cachait un mystère. Car Franceline Silga et ses camarades menaient une activité illicite à savoir un trafic d’êtres humains, des bébés particulièrement. Elles les plaçaient en adoption chez des couples européens moyennant une rémunération. Elles faisaient voyager par voie terrestre à partir du Burkina Faso, des femmes enceintes démunies, presque à terme, jusqu’à N’Djamena au Tchad ; les faisaient transiter par Tripoli, en Libye, par voie aérienne puis les acheminaient à Rome, en Italie. Après l’accouchement, les bébés sont récupérés pour adoption en échange d’une somme d’argent à repartir entre la trafiquante et les mamans. Voilà encore un acte ignoble qui en dit long sur la dégénérescence de notre société, la crédibilité de certaines structures, plutôt humanitaires dans la forme mais criminelles au fond. Vivement que les enquêtes en cours permettent davantage de faire la lumière sur ce trafic. Concomitamment, le ministère de l’Action sociale devrait ouvrir encore l’œil sur la nature et la morale dans les activités de certaines structures qui prétendent défendre la cause des plus vulnérables ou qui semblent mener des actions caritatives.
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